Je me souviens des Aubin, Audy, Beaucage, Beaudoin, Beaumont, Benoit, Bernier, Blais, Bonenfant, Bourdon, Brien, Brisebois, Charette, Chartrand, Chayer, Coulombe, Desjardins, Forest, Les p`tite Vincent de la rue du rosaire, Fullum, Germain, Guay, Laferrière, Lajoie, Laporte, Lépine, Livernoche, Lussier, Majeau, Marcoux, Massicotte, Masson, Mercier, Morin, Papineau, Payette, Périgny, Picard, Pimparé, Ratelle, Reed, Rivest, Roch, Saint-Cyr, Thouin, Viau, Wolfe. Les curés Desroches et Robitaille, les abbés Clément, Piette et Masse. Je suis arrivé en 1931, à l’âge de 2 ans et j’y ai grandi. Le village me semblait avant-gardiste pour le temps, avec trois prêtres, deux médecins, un notaire, un pharmacien, une fanfare, une garde d’honneur. Pour les sportifs, deux patinoires, celle des écoliers et des juvénistes Clercs de Saint-Viateur et celle du village. L’été, un bon club de balle-molle, un tennis entretenu par la Chambre de Commerce. La religion comptait pour une grosse part de nos activités. Il y avait trois messes le dimanche et en plus des vêpres l’après-midi. La procession de la fête-Dieu, avec le reposoir au coin des rues Des Sulpiciens et Leblanc, où ma soeur cadette Lucille avait les ailes d’un ange. On célébrait le mois de Marie en mai et du Rosaire en octobre. Côté récréatif, le cinéma et les parties de cartes servaient à renflouer la caisse des Dames de Sainte-Anne, des Enfants de Marie, des Tertiaires, de la Garde d’honneur et j’en passe. Je suis reparti |